Ce que la Direction met en avant
Beamy permettrait:
- Une meilleure visibilité du paysage applicatif réel
- Une réduction des risques de cybersécurité
- Une diminution de l’empreinte carbone
- Une rationalisation des licences et des coûts – Avec un retour sur investissement dès la première année
Ces objectifs sont légitimes pour l’entreprise.
Mais qu’en est-il du travail réel et de l’efficacité collective ?
Standardiser… au détriment des besoins métiers ?
Si Beamy permet de lever des blocages IT et d’orienter vers d’autres outils réellement plus adaptés, alors pourquoi pas ?
Mais si la logique est
- d’imposer des outils éloignés du terrain
- de réduire l’autonomie professionnelle
- de remplacer des solutions efficaces par des standards inadaptés,
alors les salariés sont perdants.
Sans oublier le sentiment de surveillance, même si la Direction affirme surveiller les usages et non les personnes.
La frontière est fine et mérite un cadre clair.
Usages non standards : un problème… ou une richesse ?
Les usages « hors standard » ne sont pas des dérives :
- Ils révèlent des besoins métiers non couverts
- Ils traduisent parfois des outils trop rigides
- Ils peuvent être des innovations utiles issues du terrain
Le vrai enjeu n’est pas de supprimer ces usages,mais de les comprendre pour faire évoluer les standards.
La position de la CFDT
Le numérique doit rester au service du travail réel
Aucun outil ne doit devenir un dispositif de contrôle ou de défiance
Les usages observés doivent éclairer les besoins, pas les contraindre
La transformation numérique doit s’appuyer sur la confiance
Progrès technologique et progrès social doivent avancer ensemble.
La Cfdt restera vigilante et exigeante sur l’utilisation de Beamy. Parce que les outils doivent servir le travail, pas l’inverse.