L’intérim n’est plus un simple levier d’ajustement de la production.
Dans quelques usines du bassin grenoblois, nous observons une dérive inquiétante : des taux d’intérim avoisinant les 30 %, alors même que la variabilité réelle de l’activité n’excède pas 5 à 10 %.
Cette pratique transforme l’intérim en outil de contournement des embauches, précarisant des femmes et des hommes.
Vos élus Cfdt interpellent la Direction sur le sujet, d’autant que les conséquences sur la qualité et la productivité sont reconnues. Mais cela ne semble pas faire réagir.
Si l’intérim est un outil de flexibilité, indispensable pour accompagner les variations de marché, il ne doit pas être utilisé comme moyen d’éviter la création de postes pérennes.
Ce phénomène, observé à Grenoble, la Cfdt s’attache à le dénoncer partout sur le territoire, où les limites acceptables sont dépassées.
La Cfdt appelle la Direction à transformer l’intérim subi en emplois stables et durables, pour que l’entreprise et l’ensemble des collaborateurs (salariés qui forment les intérimaires et les intérimaires eux-mêmes) y gagnent.