l’entreprise a des devoirs, surtout quand la mobilité est imposée
Le turn-over lié au développement des carrières chez SE et le « mercato » de l’emploi, particulièrement chez les cadres, peuvent conduire à de la mobilité subie. On ‘pousse’ alors les salariés à quitter leur poste, même si leurs compétences ne sont pas remises en cause.
SE attend pourtant que chacun trouve par lui-même un nouveau poste. La Direction estime que les cadres, en particulier, disposent de suffisamment de ressources pour gérer leur carrière et rebondir seuls lorsqu’on leur demande de partir. Mais la mobilité, surtout lorsqu’elle est contrainte, n’est pas la responsabilité du salarié. C’est à l’entreprise d’assumer son rôle, d’accompagner et de soutenir ses collaborateurs dans cette transition en adoptant une vision proactive : anticiper les évolutions, proposer de véritables parcours, encourager la formation et faciliter l’intégration vers de nouveaux postes.
Certes, il existe des accords sur la mobilité chez SE. (A voir ICI)
Mais sont-ils suffisants ?
risques de mise au placard
Il arrive parfois que certains managers dérapent et demandent au salarié de trouver un nouveau poste en se débrouillant seul. En attendant, le salarié est mis ‘au placard’.
La CFDT dénonce cette pratique qui n’est pas légale. Si vous êtes confronté à ce type de situation, il est essentiel de vous faire accompagner pour protéger vos droits et trouver des solutions adaptées.
Quand la mobilité est souhaitée, ça peut être une chance.
Elle peut représenter une véritable opportunité d’évolution professionnelle : progresser dans la hiérarchie, améliorer sa rémunération, découvrir un autre métier, enrichir ses compétences ou encore élargir son réseau de collègues. La mobilité peut aussi permettre de sortir de sa zone de confort, une expérience souvent enrichissante, – certains salariés ayant choisi une mobilité ont d’ailleurs trouvé un nouvel équilibre dans un autre emploi.
Soyez actif dans votre carrière
La CFDT encourage tous les salariés à prendre leur carrière en main en demandant une formation, un bilan de compétences ou un changement de poste. Mais cela ne doit pas devenir la règle : la gestion des carrières ne peut pas reposer uniquement sur la bonne volonté individuelle. L’entreprise doit en assumer pleinement la responsabilité et a des devoirs qu’elle ne remplit pas toujours.