Comme promis ici, et suite à la déclaration en CSEC et à la lettre ouverte à la direction, voici les derniers rebondissements sur la Joint Venture de Schneider Electric avec Star Charge qui concerne notamment la vente de bornes électriques sur la région Europe.
La direction, selon ses propres mots, nous aurait entendu, et suite à nos retours et articles précédents, aurait décidé de modifier son projet ! Voici les principales informations (et compléments dans notre tract en P.J.) :
… Mais embarqueriez vous dans cette nouvelle entité ?
Un vrai choix de carrière
Pour la CFDT il s’agit d’une belle avancée. En plus de pouvoir revenir dans le giron de Schneider Electric, seuls les volontaires pourront rejoindre cette nouvelle entité. Mais à ce stade et dans les 2 cas, (J’y vais ou JV pas ), la Cfdt constate un manque de moyens d’accompagnement :
- Les RH seront-ils force de proposition pour une mobilité interne des salariés qui ne souhaitent pas embarquer à bord du projet ? Ces salariés seront ils laissés pour compte pour avoir refusé de faire partie du voyage ?
- Quelles perspectives de carrière pour les salariés qui vont rejoindre la JV, une entité de si petite taille ?
- Quel est le projet industriel concret qui va motiver les volontaires à s’investir dans l’aventure Schneider Electric et Star Charge et avec quels moyens ?
Aucune déclinaison d’actions sur ces sujets ne nous a été partagée lors du CSE Central extraordinaire du 16 octobre dernier. Surtout, la direction nous a promis des entretiens individuels par les ressources humaines pour chaque collaborateur. Nos discussions et échanges avec les personnels concernés nous prouvent que ça n’a pas été le cas ! D’autant plus que ces entretiens sont nécessaires dans les 2 cas, pour les partants comme pour les restants au sein de SE.
beaucoup de business… et un petit coin de paradis… fiscal
La direction, malgré les tendances marché en baisse sur les véhicules électriques (VE), pense que les perspectives en Europe restent une opportunité majeure. C’est ce qui les motive à conserver leur business plan initial qui reste sur un objectif de croissance avec un CA multiplié par 10 en 4 ans. Cette pression sur l’entité qui leur permet de demander des fonds importants au départ, peut rapidement coûter cher aux salariés selon leur capacité à atteindre ses objectifs.
Si pressés de gagner beaucoup et rapidement, alors pourquoi choisir de retarder le début de l’activité ? La réponse ne nous en déplaise est plutôt du côté de la structure juridique: « Le siège social de la «holding» de la JV sera basé aux Pays Bas. Les collaborateurs transférés à titre individuel, seraient employés par une entité juridique Française contrôlée par cette holding. » Il est bien normal que Schneider Electric apporte tout son savoir faire en matière d’optimisation fiscale…
Ce calcul, n’est malheureusement pas à l’avantage du pays France. En effet, lors de ce CSE Central exceptionnel, la CFDT a interpellé la direction sur l’avenir de la production des bornes actuelles sur le site des Agriers à Angoulême. La direction a confirmé que sur les gammes actuelles, il n’y aurait pas d’évolution du modèle industriel, mais sans pour autant garantir la pérennité de cette production, notamment lorsque de nouvelles gammes de bornes verront le jour avec Schneider-Charge (futur nom de la JV).
D’autant plus que coté exigence, sur les flux logistiques de demain, les contraintes par rapport au modèle Schneider GSC sont importantes. Et imposeront une mise en œuvre longue et complexe.