Usine L et SDE : la chaleur n’attend pas, les salariés non plus

Depuis le 1er juillet, les salariés de l’usine L peuvent désormais prendre leur poste une heure plus tôt afin d’éviter les périodes les plus chaudes de la journée. Une mesure de bon sens qui répond à une préoccupation de terrain portée depuis longtemps par la CFDT.

Cette adaptation des horaires s’accompagne également de plusieurs dispositions destinées à limiter les effets des fortes chaleurs :

  • pauses plus fréquentes ;
  • mise à disposition d’eau et de glace à SDE ;
  • accès à un local climatisé pour permettre aux salariés de récupérer dans de meilleures conditions.

La Cfdt se félicite de ces avancées. Mais il convient de rappeler que ces solutions ne sont pas apparues par hasard.

un sujet défendu depuis 2 ans par la CfDT

Dès les premières vagues de chaleur importantes, la Cfdt avait alerté la direction sur la nécessité d’adapter durablement les conditions de travail dans ces ateliers particulièrement exposés aux températures élevées.

Il y a déjà deux ans, la Cfdt proposait des mesures concrètes pour protéger les salariés face à des épisodes caniculaires qui deviennent chaque année plus fréquents et plus intenses.

À la même période, la direction du site de l’usine L avait fait étudier différentes solutions de refroidissement des installations.

Si une première proposition a été jugée trop coûteuse, une seconde version, pourtant fortement optimisée, n’a pas davantage été retenue. Depuis, aucune solution durable n’a été mise en œuvre pour répondre à ce problème récurrent.

Des résultats industriels au rendez-vous, mais pas de budget pour la chaleur

La situation soulève aujourd’hui une question légitime.

Les résultats de ces usines sont bons. Les équipes produisent, s’engagent et contribuent chaque jour à la performance du groupe. Pourtant, lorsqu’il s’agit d’investir durablement dans l’amélioration des conditions de travail et la protection de la santé des salariés, aucun budget local ne semble pouvoir être trouvé.

Pour la Cfdt , cette situation n’est plus acceptable. Les épisodes de canicule ne sont plus exceptionnels : ils se répètent année après année. Il est temps de sortir des solutions provisoires et d’engager des investissements à la hauteur des enjeux.

La CFDT demande une intervention exceptionnelle du Groupe

Face à cette réalité, la Cfdt propose que le Groupe Schneider Electric accorde une subvention exceptionnelle permettant de financer les travaux nécessaires pour refroidir durablement les sites concernés.

La santé et la sécurité des salariés doivent être considérées comme une priorité stratégique. Les investissements nécessaires ne peuvent pas être systématiquement renvoyés à des contraintes budgétaires locales, d’autant plus que lorsque l’entreprise souhaite financer certains projets, elle sait trouver les moyens nécessaires. La direction a notamment engagé des investissements importants pour l’installation de panneaux photovoltaïques. Une démarche que personne ne conteste.

Mais la Cfdt considère qu’il est tout aussi légitime d’investir dans les conditions de travail de celles et ceux qui font vivre l’entreprise au quotidien.

La transition énergétique est essentielle. La protection des salariés l’est tout autant.

La Cfdt considère que les épisodes caniculaires sont désormais une réalité durable. Les investissements de protection contre la chaleur doivent être traités comme des investissements de sécurité.

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