Régulièrement en CSE de Grenoble, la Direction met en avant le taux d’avancement des EVRP-RPS (évaluations des risques psycho sociaux).
Les chiffres progressent, les indicateurs passent au vert, les tableaux de bord se remplissent.
Pour la Cfdt, une démarche de prévention des risques psychosociaux ne se résume pas à lancer des enquêtes.
Sa réussite se mesure à la qualité des restitutions faites aux équipes, à la pertinence des plans d’action mis en œuvre et, surtout, à l‘amélioration concrète des conditions de travail.
Or, aujourd’hui, nous en sommes loin.
Et la Direction reporte la responsabilité des suites à donner aux enquêtes sur les managers de proximité…
Depuis plusieurs années, la Cfdt demande si les résultats sont réellement restitués aux salariés, et surtout quelles actions sont décidées et comment leur efficacité est évaluée.
Des informations indispensables pour permettre à la sous-commission RPS (risques psycho-sociaux) d’exercer pleinement son rôle !
Le faible taux de participation aux enquêtes, que la Direction déplore, ne devrait pas surprendre.
À quoi bon solliciter la parole des salariés si les enseignements ne sont ni partagés, ni débattus, ni suivis d’effets visibles ?
Pour la CFDT, l’enjeu n’est pas le nombre d’enquêtes réalisées, mais les actions concrètes qui en découlent et les améliorations réellement ressenties par les salariés.