Evolution salariale 2025 #désolés !

L’équipe CFDT, mobilisée pour obtenir une révision salariale à la hauteur de la réussite du groupe et ainsi compenser l’inflation et la perte de pouvoir d’achat, a fait tout son possible jusqu’à être moteur dans l’intersyndicale. Malgré cela, elle n’a pas réussi à obtenir un minimum décent pour les salariés.

pourquoi négocier avec les syndicats ?

En fixant cette valeur minimale de revalorisation, la direction joue avec les syndicats pour obtenir leur signature, poursuivant deux objectifs bien définis. Premièrement, une officialisation légale devant la justice. Deuxièmement, augmenter les chances que les syndicats promeuvent l’accord en interne, favorisant ainsi la paix sociale.
Double avantage pour la direction, d’autant plus si cela peut être obtenu ‘à bon compte’.

OK, mais ou est l’intérêt des syndicats alors…

L’objectif des syndicats est bien de ‘valoriser’ leur signature le plus cher possible. En général, le syndicat propose une revalorisation raisonnable, attendue par les salariés pour correspondre aux efforts fournis, à la performance de l’entreprise et à l’inflation. Pour la CFDT, une revalorisation de 3.7 permettait de récompenser l’ensemble des salariés.

Bien entendu, comme c’est une négociation, la valeur de départ est revue à la baisse par la direction. Un négociateur cherche à ne jamais s’aligner dès le départ pour arriver au point d’acceptation.

C’est l’occasion de rappeler que ce travail syndical est bien délicat et donne quelques sueurs froides à tous ceux qui y participent et ce, quel que soit leur syndicat.

Et si dans l’esprit de défendre les salariés, tous les syndicats se regroupaient pour l’occasion ?

Etre ensemble n’est pas toujours la meilleure option, mais cette année c’était la bonne idée. Au lieu de ‘valoriser’ séparément leurs signatures, les syndicats se sont regroupés pour faire une proposition collective à 2.8.

Et ça a fait mouche auprès de la direction. Le bras de fer a été lancé, et voyant que la direction était sensible à cette proposition ‘abordable’, le collectif des négociateurs a proposé un coup d’estocade avec un dernier minimum acceptable à 2.5.

Mais, PATATRaS…

Une discussion occulte a probablement permis à la direction de revenir avec un maigre 2.3. Dans cette situation, il est crucial de rester inflexible et surtout de ne pas s’allonger devant elle. Malheureusement, l’intersyndicale s’est fracturée et seule la CFDT avec la majorité du vote de ses adhérents, a su demeurer intègre et responsable, sans renoncer aux 2.5.

pour certains, 2,3% ce n’est pas très loin du minimum demandé…

Pour quelques syndicats, 2.3 est proche de 2.5, et il leur a semblé acceptable, à en juger par leurs tracts, dont ils se félicitent. Soit.
Cependant, ce précédent va entacher la négociation de l’année prochaine, qui sera pour le coup plus difficile. La direction va supposer qu’elle pourra à nouveau fracturer l’intersyndicale.

Et cette année la grande gagnante c’est la direction ! Ce 0,3 représente 6€ par mois pour un salaire de 2000€… Belle négociation !

Vu l’implication et les résultats, beaucoup ne sont pas satisfaits !

Pourquoi 2.3 ne suffit pas ? En novembre, l’indice Mercer anticipait un 2.8 pour 2025. Pour cet institut, ce chiffre représente une moyenne atteignable pour les entreprises (soit au dessus pour les entreprises florissantes). Où est le problème chez Schneider !!!

Pour le journal « Le Monde » selon une étude du groupe Alpha, l’augmentation moyenne en France si on prend les entreprises tous secteurs confondus, il grimpe à 2.33 ! Ce qui est une moyenne pour les entreprises.

Schneider Electric montre bien sa stratégie salariale en France : « Faire comme tout le monde, et si des salariés partent, ce n’est pas bien grave !  »

Peut-être que 0,2 % de plus était infaisable pour Schneider Electric

Parmi les parties prenantes, qui va gagner le plus entre les dirigeants, les actionnaires et les salariés ? Il est clair qu’en 2025, le rapport de force n’est pas en faveur des salariés.

Dans un article précédent, la CFDT proposait de mettre en perspective certains chiffres :

https://www.cfdt-schneider-electric.fr/nao-quelques-ordres-de-grandeur/

Selon notre estimation (la direction refuse de nous donner le chiffre), 0,1 % d’augmentation en France représente 1 million d’euros. C’est-à-dire que certains ont renoncé à leur engagement intersyndical et envers les salariés pour un coût de 2 millions d’euros pour Schneider Electric…

Oui, mais 2 millions ce n’est pas rien, ça représente combien pour Schneider Electric ?

Si on parle du départ d’un CEO de l’entreprise, nous sommes autour de 6 millions…

Et bien, si on parle du LTIP (Long Term Incentive Plan), c’est-à-dire des actions offertes pour les dirigeants de l’entreprise, nous sommes à 300 millions d’euros…

Si on parle des bénéfices et du montant du dividende aux actionnaires, nous sommes à 2 milliards, et ce montant a augmenté de plus de 10 % d’une année sur l’autre.

Les adhérents CFDT, vos élus et l’équipe de négociation sommes persuadés que nous pouvions obtenir 2.5 si l’intersyndicale était restée ferme sur ses positions. La CFDT refuse de signer cette offre indigne de Schneider Electric pour ses salariés en France.

Si vous jugez également que ce n’est pas satisfaisant, parlez-en à vos représentants CFDT !

La CFDT donne rendez-vous aux salariés pour exiger une augmentation décente l’année prochaine

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