Transition écologique : quand le dialogue social devient un levier d’action.

Une démarche collective impulsée par la CFDT pour aligner stratégie, terrain et attentes des salarié·es
À l’initiative de la CFDT, un dialogue social environnemental pour une transition juste et partagée
Quand les besoins des salarié·es deviennent le point de départ de la transition.

La transition écologique n’est plus un concept abstrait ni un simple enjeu de communication. Elle est devenue une réalité vécue, questionnée et parfois même source de tensions dans le quotidien des salarié·es. C’est précisément pour répondre à ces attentes, à ces inquiétudes mais aussi à cette formidable envie d’agir, qu’une démarche ambitieuse de construction d’une commission environnement a été engagée.

Une démarche construite, accompagnée et volontaire

Cette démarche s’inscrit dans un cadre volontaire et innovant, accompagnée par l’INTEFP (Institut national du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle) et l’IPSI (Institut du progrès social dans l’industrie) avec l’appui de méthodes d’intelligence collective favorisant l’écoute, le débat et la projection dans le temps long.

La direction de Schneider Electric a fait le choix d’ouvrir cet espace de dialogue, hors de toute contrainte réglementaire, pour permettre un échange sincère et approfondi avec les Organisations Syndicales. Cette ouverture est un signal positif : elle reconnaît que les enjeux environnementaux doivent désormais être pleinement intégrés au dialogue social.

Une dynamique multi-organisations syndicales, impulsée par la CFDT

Si cette démarche est multi-OS, elle est fortement impulsée par la CFDT, fidèle à son ADN : partir du réel, du travail et des besoins exprimés par les salarié·es.
Sur le terrain, les remontées sont claires : attentes de cohérence, besoin de compréhension des choix stratégiques, volonté de participer activement à une transition qui ne soit ni subie ni injuste.

La CFDT porte la conviction que la transition écologique ne réussira que si elle est juste, partagée et débattue, et si elle associe pleinement celles et ceux qui font l’entreprise au quotidien.

Aligner les perceptions pour mieux agir

Un des enjeux majeurs de ce travail est de réduire les écarts de ressenti entre :

  • ce que la direction pense mettre en œuvre en matière environnementale,
  • et ce qui est réellement perçu, compris et vécu sur le terrain par les salarié·es.

La commission environnement a vocation à devenir un espace de clarification, de transparence et de construction collective, permettant d’objectiver les actions, d’en débattre les impacts sociaux et environnementaux, et d’anticiper les transformations à venir.

Accélérer la transition… et la rendre juste

En créant les conditions d’un dialogue social environnemental structuré, cette démarche constitue un levier puissant pour accélérer la transition écologique, tout en veillant à ne laisser personne de côté.

Pour la CFDT, il ne peut y avoir de transition réussie sans :

  • prise en compte de l’emploi et des compétences,
  • anticipation des impacts sur les métiers,
  • association réelle des salarié·es aux décisions qui les concernent.

C’est tout le sens de ce travail collectif, qui dépasse les postures pour entrer dans une logique d’action.

Et maintenant ? Partager, restituer, essaimer

Les prochaines étapes sont déjà identifiées :

  • une restitution structurée des travaux menés,
  • une mise en commun avec d’autres entreprises, également accompagnées par l’INTEFP.

L’objectif est clair : partager les apprentissages, confronter les pratiques et contribuer à faire émerger un modèle de dialogue social environnemental reproductible, au service d’une transition écologique ambitieuse et socialement responsable.

Prochaines étapes:
Fin mars (en visio) : I’INTEFP revient vers vous avec une proposition visant à expérimenter dans les 6 à 8 mois à venir construite à partir des contributions de la journée

Courant avril : retour paritaire sur la proposition

Si accord de toutes les parties, signature d’une lettre d’engagement permettant de s’inscrire dans le cadre porté par I’INTEFP et l’IPSl (Institut du progrès

Courant mai : temps de conception du projet d’accompagnement par l’INTEFP, modalités d’action, intervenants et calendrier détaillé.

Deuxième partie de juin : lancement de la 1ère étape