Les salarié·es de SMART ECOFIT ont reçu une note de service encadrant strictement la prise de congés et d’absences pour 2026.
En CSE, la CFDT a fait une déclaration car plusieurs points remettent en cause les droits des salarié·es et l’esprit de concertation.
1. Des règles imposées unilatéralement
Limiter toutes les absences du mois de mai à 5 jours maximum est une mesure disproportionnée.
Les situations individuelles, l’organisation réelle des équipes et le dialogue local doivent primer.
Le refus de tout report de congés après le 31 mai interroge encore davantage, notamment pour celles et ceux empêchés de poser leurs congés (maladie, service).
2. Des délais de réponse trop contraints
La direction impose :
avant le 30 mars : tous les congés jusqu’au 31 mai ;
avant le 20 avril : les congés d’été, dont 15 jours ouvrés et 10 consécutifs.
La CFDT rappelle que la fixation des congés doit résulter d’un échange équilibré entre salarié et manager, sans pression ni précipitation.
3. Recours au CET : un choix qui doit rester libre
La note évoque la possibilité de transférer jusqu’à 5 jours au CET.
Pour la CFDT, il est inacceptable que la direction incite à placer des jours de congés au lieu de permettre aux salarié·es de se reposer.
Le CET doit rester 100 % volontaire, sans aucune pression.
4. 50 % de présence : une exigence irréaliste
Demander aux managers d’assurer 50 % de présence en mai, juillet et août ne peut se faire sans moyens supplémentaires ni anticipation.
Cette contrainte risque de limiter encore davantage les congés, d’ alourdir les charges de travail, voire de générer des tensions dans les équipes.
La CFDT a demandé que les équpes puissent être associées à la planification et qu’une discussion se fasse en CSE/CSSCT sur les impacts réels de ces consignes (si le salarié reporte ses congés parce qu’il ne peut pas les poser, que se passe-t-il ?).
Nous souhaitons également que les restrictions sur le mois de mai soient assouplies et qu’une communication claire rappelant le caractère volontaire du CET soit faite.
Pour la CFDT
Les règles internes doivent respecter la convention d’entreprise, négociée et signée par les partenaires sociaux.
Toute mesure qui s’en écarte crée de l’incompréhension et pourrait être attaquée juridiquement.
Pour le respect des droits, le bien‑être des salarié·es, et un dialogue social loyal, transparent et constructif, la CFDT est à votre côté.