Journée de solidarité : ce que dit la loi, ce que pense la CFDT, ce que fait la Direction

La journée de solidarité, instaurée en 2004, finance la prise en charge de la dépendance en France.
Elle se traduit par 7 heures de travail non rémunérées pour les salariés, tandis que les employeurs versent une contribution spécifique à l’État.

Position Cfdt

La Cfdt reste opposée au mode de financement retenu, et ce pour deux raisons majeures :

🔸 Un dispositif injuste

Il repose en grande partie sur les salariés, alors même que la dépendance concerne toute la population.

🔸 Une remise en cause de la RTT

Ce choix a été motivé par une logique visant à fragiliser la réduction du temps de travail, sans prise en compte des réalités professionnelles.

Le cadre légal a pourtant évolué

Depuis 2008, la loi a assoupli les modalités d’application :
➡️ Le lundi de Pentecôte n’est plus automatiquement retenu ; il redevient un jour férié.
➡️ Les modalités de la journée de solidarité peuvent être négociées en entreprise.

Une décision unilatérale de la Direction

Malgré les possibilités de négociation prévues par la loi, la Direction impose le lundi de Pentecôte comme journée de solidarité et refuse d’ouvrir toute discussion sur le sujet.

Pour la Cfdt, cette posture n’est pas acceptable car :

  • De nombreux salariés dépassent déjà régulièrement leurs horaires sans réelle compensation.
  • D’autres manières d’appliquer la journée de solidarité sont possibles et existent ailleurs.

Schneider Electric devrait être exemplaire dans son dialogue social.

Or, ce n’est pas le cas. C’est pour cela que la Cfdt a voté contre cette décision unilatérale lors du CSE du 19 mars 2026.

Pour dénoncer ces façons de faire de la Direction et refuser le travail gratuit, la Cfdt appelle les salariés, à une journée d’action le lundi 25 juin 2026, soit sous forme de grève*, soit en absence rémunérée**.

* 1 heure, 2 heures, 1/2 journée, Journée (à votre convenance). ** journée de 7 heures