Grenoble – Bilan social, les éléments clés à retenir

Emploi, accidents du travail, recours à l’intérim : le bilan social est éclairant.

a QUOI SERT UN BILAN SOCIAL ?

Le bilan social permet aux représentants syndicaux d’avoir une vision claire de la situation des salariés (emploi, salaires, conditions de travail…).
Il sert à analyser les évolutions sociales pour détecter d’éventuelles inégalités ou dégradations.

C’est un support essentiel pour préparer les négociations avec la direction et renforcer notre rôle de défense des intérêts des salariés.

Malheureusement, les chiffres restent parfois faux et les questions sans réponse…

QUELS ENSEIGNEMENTS RETIRER DU BILAN SOCIAL SUR GRENOBLE ?

EMPLOI

La Cfdt a constaté un écart significatif entre les embauches et les sorties, avec un solde négatif de 356 personnes sur trois ans. Cela interroge sur la dynamique d’emploi et les choix en matière de recrutements et de remplacement des départs.

ACCIDENTS DU TRAVAIl, Absences pour maladie

Les accidents du travail ont grimpé entre 2023 et 2025. Ils ont été multipliés par 2,5 entre 2023 et 2025 sur SEI. Idem pour les journées d’absence pour maladie, qui, par exemple pour les ingénieurs et cadres de SEI, ont augmenté de 33% (+13% pour l’ensemble des salariés)

Comment peut-on expliquer ces hausses ?

Pour la Cfdt, la hausse des absences pour maladie pourrait s’expliquer notamment par les conditions et l’organisation du travail (charge, pression, transformations rapides) qui dégradent la santé et la sécurité. De même que la hausse des accidents de travail, qui pourrait être liée à :

-l’augmentation du recours aux intérimaires et sous-traitants, plus exposés et parfois moins intégrés aux règles de sécurité

-aux modalités de formation et d’accueil sécurité (la généralisation de l’accueil sécurité en format elearning est-il le meilleur moyen de sensibiliser ?)

-à l’amélioration du déclaratif des accidents.

RECOURS A L’INTERIM

Sur SEI, le montant des versements à des entreprises de travail temporaire a augmenté de 30% entre 2023 et 2025.

Cette augmentation interroge…

Difficultés de recrutement en CDI ou besoin de flexibilité sont certainement les explications les plus pertinentes. Mais cela n’est pas sans conséquence sur l’emploi. Les départs ne sont pas remplacés et les contrats sont précaires.

Ces évolutions traduisent une tendance préoccupante : moins d’effectifs internes, davantage de recours à l’emploi précaire, et une pression accrue sur les salariés, avec des impacts possibles sur la santé et la sécurité au travail.