FÉLICITATIONS ! Vous avez signé l’essential ‘La Confiance chez Schneider Electric 2025’ ! Maintenant, quels sont vos droits de publication sur les réseaux sociaux ?

Si vous avez déjà terminé votre e-learning, vous êtes sans doute un peu moins libre…
En signant la charte de confiance Schneider Electric, condition sine qua non pour valider la formation, vous renoncez à une partie de votre droit d’expression. La CFDT déconseille de signer ce document de code de ‘bonne’ conduite.

L'engagement à signer la charte de confiance est-il un piège ?

signera ou ne signera pas ?

Le 30 septembre 2025, vous devrez avoir validé la formation sur le thème de la confiance chez Schneider Electric.
Après notre critique sur le contenu de la formation « l’essential » paranormal -., nous souhaitons exposer nos réflexions sur la charte de confiance, qui est à signer pour que la formation soit effectivement considérée comme terminée !

Pas de signature = Pas de validation

Vous avez 30 minutes pour suivre la formation et signer les 38 pages de la charte de confiance ! Dilemme, soit on y consacre plusieurs heures, soit on signe la charte sans la lire…

38 pages d’injonctions ! Des injonctions le plus souvent culpabilisantes, parfois excessives et qui peuvent être ressenties comme contradictoires. Par exemple, d’un côté, l’entreprise affirme respecter la loi ; de l’autre, elle demande aux salariés de signer une restriction de leurs droits, et sans le mentionner clairement !

préserver sa réputation à tout prix !

En page 28 de la charte de confiance, Schneider affirme vouloir préserver sa réputation, ce qui peut sembler positif.
Ce qui l’est beaucoup moins, c’est qu’en signant ce document, vous vous engagez notamment à ne pas exprimer d’opinions personnelles sur Schneider via les canaux de communication officiels, y compris les réseaux sociaux. Autrement dit, on nous demande de ne partager aucun ressenti, même positif.

Mais, n’est-ce pas en contradiction avec Schneider Electric qui vous invite à publier du contenu sur les réseaux sociaux ? Attention, uniquement si ce contenu a été préparé par les équipes du programme ‘Schneider Electric Employee Advocacy’ !

Euh ! Vous exprimer par vous-même serait risqué pour Schneider Electric, qui n’aurait pas … confiance ?


Jusqu’où doit aller la loyauté ? Où commence et où s’arrête la discrétion ?

S’exprimer sur les réseaux sociaux est lié à la liberté d’expression, droit fondamental que l’employeur se doit de respecter.
Les salarié.es peuvent s’exprimer librement, notamment à propos de leur mission, de leurs conditions de travail, de l’organisation ou du fonctionnement général de l’entreprise.
Bien entendu, ce droit connaît des limites, chacun ayant une obligation de loyauté et de discrétion vis-à-vis de son employeur. La liberté d’expression ne couvre pas les propos injurieux, diffamatoires ou excessifs envers l’entreprise, ses dirigeants ou ses collègues. Et les réseaux sociaux peuvent, selon la jurisprudence être considérés comme un “lieu public”.

En imposant la signature de cette charte, Schneider Electric n’est pas dans la légalité. Et en la signant, vous vous privez d’un droit fondamental.

pas de confiance sous la contrainte

A l’origine, cette formation s’intitule Trust at SE 2025, ce qui donne une dimension éthique à la notion de confiance, de respect et de réciprocité.
Mais en obligeant les salarié.es à signer le document, ces valeurs perdent tout leur sens.
Devoir et obligation ne s’accordent pas vraiment avec la notion de confiance.

La CFDT demande à la Direction de ne plus imposer la signature de cette charte et de mettre en place un autre mode de validation de la formation.
Et si vous souhaitez critiquer Schneider Electric, rejoignez-nous, votre syndicat est un espace de liberté d’expression collective !

Schneider Electric demande à ses salariés de signer sa charte de confiance, mais en échange de quoi ? et qu’en est-il de la réciprocité envers ses salariés ?
Quittant Schneider Electric, avons nous des garanties de ne pas être dénigrés ? Un ancien haut dirigeant s’est fait remercier, mais pas sans critiques publiques…